Il s'approche d'elle avec une hésitation compromettante, il guette les environs avec une réticence justifiée, puis il lui murmure à l'oreille avec une détermination inébranlable « Suis moi, viens... ».
Elle lui prend la main et se laisse entraîner autant pas lui que par le tourbillon de sentiments qui la submerge. Elle ne réfléchit plus, elle vis comme son corps le désir et non comme il devrait.
Il l'entraîne dans des dédales, dans des couloirs sans fin, il ressert son étreinte autour de son poignet, et s'impatiente.
Elle le suit, une incompréhensible peur la tenaille, elle appréhende tellement cet instant, elle est un peu perdue et ne s'arrête de courir que lorsqu'il la serre dans ses bras. Elle ne sait pas où ils sont. Une pièce éclairée par des chandeliers sur pieds, une lumière tremblant autant que son corps, une fenêtre ouverte et dont les rideaux gris avaient étés tirés, un tapis persan, et le lit aux draps rouges et blancs aussi terrifiant que magnifique.
Il glisse ses doigts sous son menton et lui soulève la tête pour croiser ses yeux, elle évite son regard. Il s'empare de ses lèvres, elle le laisse la maîtriser, elle ne peut faire autrement. Il la respecte et la guide.
Elle le veut tout entier, elle n'en peut plus d'attendre, elle laisse remonter ses doigts le long de son dos et s'agrippe à sa nuque, en l'embrassant avec ardeur. Elle lui fait comme une promesse en cambrant inconsciemment son corps vers lui. Elle sent son sexe dur contre son bas ventre et ne peut résister à l'envie de le toucher.
Il frissonne en sentant le flirt des doigts avec son dos, avec sa nuque, avec son sexe. Il en devient fou de désir. Il en veut plus, beaucoup plus. Il l'entraîne vers le lit et la laisse s'y coucher. Il la contemple avant de la toucher. Il déchire sa robe, défait les lacets de ses chaussures et laisse ses pieds nus. Il glisse sa main dans ses cheveux doux et l'embrasse encore.
Elle le laisse la dévêtir, elle le laisse la mettre à nue, elle lui rend son baiser et déboutonne sa chemise, elle tremble et déchire ses habits. Elle sent à présent son torse chaud contre sa poitrine brûlante d'ardeur. Elle ouvre sa ceinture et déboutonne son pantalon qu'elle fait glisser avec ses genoux. Elle se serre contre lui et attend qu'il prenne les devants.
Il se laisse déshabiller à son tour. Il admire son impatience. Il laisse sa main dégrafer le soutient gorge, il laisse ses dents en retirer les bretelles, il la laisse refuser mais en vain. Il embrasse ses seins, lèche et mordille ses tétons, les caresses à n'en plus pouvoir.
Elle gémit, elle en veut encore, elle s'accroche à son dos et se fait tout entière poitrine pour tout recevoir de lui. Elle le dévore comme il la dévore.
Il conduit sa main jusque dans son intimité. Il la caresse à l'en rendre folle. Il l'embrasse du nombril au bas ventre et du bas ventre au clitoris. Il s'aide de ses mains et fait de son mieux.
Elle le laisse toucher avec une désinvolture feinte tout son corps. Elle s'abandonne sans pudeur à lui. Elle le laisse la guider jusqu'au plaisir. Elle jouit.
Il l'entend jouir, il s'en, veut d'avoir prit tout son temps.
Elle reste sur sa faim, elle en veut encore. Elle le veut entièrement. Elle le veut en elle. Son corps tout entier le réclame. Elle se débarrasse des draps dans lesquels elle est pris au piège et l'attire vers elle.
Il la chevauche, il la domine, il sait qu'elle n'aime pas ça. Il se délecte de son pouvoir sur elle.
Elle rue, elle hait se sentir asservie. Elle qui se proclame maîtresse d'elle-même.
Il la maintient et lui murmure de le laisser faire. Il l'implore de laisser sa fierté de côté.
Elle a du mal à l'accepter mais fini par céder. Son orgueil est anéanti, son corps tout entier acclame son courage.
Ils sont nus. Ils se regardent. Ils appréhendent. Ils sentent leurs c½urs battrent à la même vitesse effrénée.
Il entre en elle.
Elle étouffe un cri.
Il l'embrasse.
Elle l'embrasse.
Ils s'envolent pour atterrir sur un certain septième ciel. Ils échouent, dans des mouvements irréguliers de vas et viens, sur les rives du plaisir, dans une extase abyssale.